Concours 2016

Mention spéciale

LABIOCRAC

labiocrac

François ROLIN-MAAROUF, 50 ans, ingénieur des techniques agricoles formé à l’ENITA de Dijon en 1989, a travaillé pendant 20 ans pour Rhône-Poulenc puis pour l’entreprise allemande Begerow dans les domaines du process agroalimentaire et pharmaceutique, en Allemagne, en France et aux Etats-Unis.

En 2008 il crée l’entreprise ChangeXplorer Production, spécialisée dans le reconditionnement de poudres filtrantes à usage pharmaceutique, pour l’industrie du fractionnement sanguin. Depuis novembre 2015, il a créé la société Labiocrac, dont il est le président.

LABIOCRAC commercialise une solution de valorisation des déchets et co-produits, pour l’industrie agricole et agroalimentaire.

Cette solution, basée sur le principe du fractionnement, permet la séparation et la récupération, dans les déchets solides ou liquides, de molécules pouvant avoir des propriétés fonctionnelles intéressantes (protéines, pectines, polyphénols, fibres etc.).

Le procédé exploite la différence de solubilité des divers composants de la matrice de départ, en fonction des conditions physico-chimiques. Aucun autre solvant que l’eau n’est utilisé dans les diverses étapes, sur le même principe qu’une infusion. La floculation se fait par l’ajout de Protextra, un floculant naturel issu de drêches de fruits, de légumes ou de tourteaux, fabriqué et commercialisé par Labiocrac. Le procédé de floculation est protégé par un brevet.

Actuellement 50 à 70 % de la matière sèche du déchet est valorisée mais des solutions de valorisation du résidu final (cellulose et lignine) sont à l’étude. L’objectif final est de valoriser 100% du produit.

Les molécules ainsi obtenues sont dans la plupart des cas directement valorisables dans le process de l’industriel producteur du déchet car elles possèdent des propriétés fonctionnelles intéressantes :

bactériostatique, anti-oxydante, texturante, émulsifiante…

La solution Labiocrac est destinée à toute l’industrie agroalimentaire des filières fruits, légumes, graines, boissons ou lait ; elle est facile à mettre en place car elle utilise des équipements courants de l’agroalimentaire (cuves, filtres, concentrateurs). Son coût varie en fonction du type de matière première mais globalement le retour sur investissement est inférieur à un an pour l’industriel.

La mise au point du procédé pour chaque client fait l’objet d’une facturation de prestation de service.

Une licence d’exploitation est ensuite vendue à l’industriel avec versement de royalties à Labiocrac. La vente du floculant Protextra vient compléter le chiffre d’affaires de Labiocrac.